21 avril 2012

Deux petites photos en vrac


En fouillant dans nos archives, je viens de retrouver deux petites photos de deux évènements du mois de février. Premièrement le passage d’un catamaran au large de la cale, mais qui n’a pas pu débarquer en raison de l’absence d'une annexe, et la seconde, le passage éclair de l’hélico du navire militaire Nivose, un magnifique Panther de la Marine. (photos de Lolo le Gener)

Catamaran australien devant la cale

Le Panther disparait dans le brouillard pour rejoindre son navire

20 avril 2012

28-29 mars 2012 : Bivouac à la Recherche


Parce qu’il  n’y a pas que l’ornithologie dans la vie, il nous arrive également de faire des sorties de plusieurs jours juste pour le plaisir. C’est ainsi que nous avons fait un bivouac à la Pointe de la Recherche, pointe à l’Ouest de l’île nommé ainsi après le naufrage du navire du même nom. Au programme, cerf-volant, nuit sous la pluie, pêche et barbec à Antonelli, un petit cocktail plein de saveurs. 

Cerf volant à la pointe (Chloé)



Oliv, Jerem et moi au lieu de bivouac (Cholé)
Couché de soleil au large
Petite soirée à la lueur d'une lampe à gaz


La lune est au rendez vous
Sans pollution lumineuse, on se couche sous un plafond d'étoile


Pêche fructueuse le lendemain matin...
...bien que quelques petits "démons" auraient bien aimé s’acquitter de nos cannes

Barbec à la modeste cabane d'Antonelli



24 mars 2012 : Apéro hôpital


Avez-vous déjà trinqué dans un hôpital, à deux pas d’un bloc opératoire ? A Ams c’est possible. Voilà une petite série de photos qui vous le prouve, et qui me permettra également de commencer à vous présenter les gens de la base.

Bienvenue en salle de soin !

Rémi, le chef infra (Armée de terre)

Pat (Patrick) notre gérant postal (Armée de l'Air)

Lolo (Laurent), le Vat génèr qui s'occupe du côté logistique et informatique

Bizarre ces seringues !!??

Aiguilles, désinfectants, il y a tout ce qu'il faut.

Romu, un responsables de l'IPEV qui a passé un mois sur base

Abou, responsable des stocks et de la coopérative (Armée de l'air)

steve, un de nos anciens cuistos (qui on changaient à OP1)

Dany, notre responsable communication (Armée de l'air)

18 avril 2012

18-22 mars 2012 : Entrecasteaux


Je ne vous referais pas toute la description d’Entrecasteaux et ses alentours, j’en ai déjà beaucoup parlé. Ce séjour, un petit bol d’air dans la routine de la base, fut calme en manip, une opportunité pour ne rien faire et profiter du cadre. Nous retiendrons simplement qu’il n’est pas du tout facile de réaliser un flan en poudre avec du lait en poudre, et que la tapette Bialès a failli faire sa première victime. Dernière invention en date, le « casier du loup », casier qui vous permet de conserver du poisson mort dans l’eau durant une nuit entière sans que ce dernier ne se fasse malencontreusement dévorer par les langoustes ! Vous l’aurez compris, nous avons tenté pour la première fois de pêcher la langouste à Entrecasteaux (plus précisement à la Baie du Loup juste derrière la Cathédrale), et se fut un échec cuisant ! En tout cas, merci à Aurèl (notre chef électricien), Oliv, et bien sur Jerem pour ces 5 jours déments.

Aux 3 Demoiselles, petit détour avant la descente vers Entrecasteaux (olivier)

Lecture du Gorfou devant le refuge (olivier)

Le fameux "flan". On a raison d'être septique !

Les jeunes becs jaunes presque près pour le grand saut (olivier)

Déjeuner en terrasse au refuge

Levé de soleil derrière les falaises

La réserve du refuge, "Tonku". Je vous laisse comprendre pourquoi.

Petit coucher de soleil depuis le toit de la cabane

Jerem remonte de la ravine grâce à la main courante

Autoportrait


On m’a souvent reproché de ne pas mettre de photos de moi sur mon blog, et effectivement il est difficile d’être à la fois devant et derrière l’objectif. Néanmoins voici quelques clichés que j’ai récupéré par-ci par-là (merci notamment à Olivier et Chloé) :

Changement de filtres à Pointe B

Sans commentaire... (mais on a bien rigolé !)

Tressage de cirpes à la "Salle à mangé", sur la route d'Entrecasteaux

Prise de photos dos à la cale

21 mars 2012

13-14 mars 2012 : « L’Albatros »

Et oui je vais encore vous parler d’Albatros, mais pas d’oiseau ?!?!
L’ « Albatros » est en effet un patrouilleur de la Marine Nationale. Il est passé au large de l’île, et a mouillé devant la base le 13 au matin. Planning de l’opération portuaire, descente de marins sur l’île pour la journée et visite du bateau pour nous, hivernants. Autant vous dire que l’on attendait çà avec impatience !
Oui mais voilà, nous sommes sur une île, et qui plus est sur Amsterdam, et dès qu’il s’agit de débarquement, rien ne se passe jamais comme prévu ! Laissez moi vous contez cette tragédie, qu’il serait d’ailleurs plus approprié de qualifier de comédie.
Le patrouilleur est un petit bateau, il n’est donc pas équipé d’hélicoptère, seulement de quelques zodiacs. 10h, le premier « zod » s’élance du bateau. La houle est importante, l’approche délicate. 10h30, le médecin du bateau ainsi que deux parachutistes de l’armée de terre ont pu débarquer, mais le « zod » a percé contre l’échelle. Il rentre d’urgence au bateau. Ce que je n’ai pas spécifié, c’est que nous avions sur base un marin de l’Austral. Une personne qu’il était urgent de rapatrier sur la Réunion. Voilà pourquoi le médecin du bateau a débarqué en premier. 14h nouvelle tentative, nouveau « zod ». Il amène le « pacha », le commandant de l’ « Albatros », ainsi que deux marins et un plongeur. A ce moment, nous espérions encore pouvoir monter à bord du navire, tout en sachant que les chances étaient minces. 14h30, le « pacha » monte à l’échelle. 14h32, une vague plus grosse que les autres déferle, emmenant avec elle l’embarcation, avant de s’écrouler contre les rochers. Le plongeur a eu le réflexe de sauter à l’eau, les deux marins sont restés accroché à leur zodiac. Part on ne sait quel miracle, personne n’a rien, tout le monde est repêché. Branle-bas de combat, toute la base se retrouve sur la cale pour sortir le « zod » de l’eau. Une bonne heure plus tard, tout le matériel est au sec. La pression retombe, la nuit aussi. Le « pacha » et le médecin doivent retourner sur leur navire. Ils enfileront finalement une combinaison de survie et se jetteront à l’eau, récupéré par un zodiac (l’avant dernier des quatre) au large. Les marins, et les deux « para » passeront la nuit sur base, et seront récupérés de la même manière le lendemain matin. L’Albatros appareillera en début d’après-midi.
Plus de peur que de mal. La Marine Nationale se souviendra sûrement pendant longtemps de notre petit bout de caillou. Et nous, à nouveau délaissé à notre routine, nous regretterons de ne pas avoir pu monté à bord, mais intérieurement, nous bénirons ces deux jours pleins de rebondissements.

Le patrouilleur Albatros


Au petit matin sur la cale

La cale et l'Albatros

Évacuation du malade

Nouvelle technique pour partir d'Amsterdam

19 mars 2012

12 mars 2012 : Plateau des Tourbières

L’île est classée Réserve Naturelle depuis quelques années. Une des raisons expliquant ce statut est qu’elle héberge l’une des espèces d’oiseaux les plus rares de la planète, l’albatros d’Amsterdam. Rare en effet parce qu’il n’existe au maximum que 200 individus, qui se reproduise uniquement sur l’île, et plus précisément au plateau des Tourbières, au nord ouest du volcan. L’accès au plateau est réglementé. Nous ne pouvons y accéder que pour des études ornithologiques, et il est de mise de porter des vêtements propres, totalement vierges de tout élément provenant de l’extérieur, afin de ne pas risquer une contamination des oiseaux, qui signifierait leur extinction. Ces oiseaux ont failli disparaître il y a quelques dizaines d’années, en raison des incendies qui ont ravagé l’île à plusieurs reprises, mais également des vaches qui ont longtemps piétiné leur territoire. Heureusement, avec les réglementations misent en œuvre ces derniers temps, cette population s'agrandi et se développe à nouveau.
C’est donc dans ce contexte que nous nous sommes rendu sur le plateau, afin de réaliser, comme chaque année, un recensement des individus. Ce fut un travail fastidieux. Vêtu de nos cirés de marin, « propre » mais pas respirant pour un sou, ainsi que de nos bottes et raquettes à neiges (afin de ne pas trop abîmer les fragiles mousses de cette toubière),  nous avons arpenté une bonne parti du plateau, également espacé les uns des autres, et chacun muni d’une radio. Dès que l’on apercevait un oiseau sur nid, nous contactions l’ornitho afin qu’il vient identifier la bague de l’oiseau.
La cerise sur le gâteau fut le re-baguage d’un individu. Ces oiseaux n’étant pas farouche pour la bonne raison qu’ils n’ont pas de prédateurs, il est possible de s’en approcher de très près. Il faut néanmoins prendre ses précautions, l’animal est tout de même de taille (vous en jugerez d’après les photos), et son bec est long et puissant. Néanmoins, vivant 95% de son temps en mer, il est relativement « pateau » sur terre. C’est ainsi que Jerem, s’approchant délicatement, a attraper rapidement le bec de l’oiseau afin de l’immobiliser. Il me l’a ensuite passé afin que je le tienne durant le baguage. Cet immense oiseau fait la taille d’une grosse dinde, à la différence près qu’il vole !! C’est impressionnant. Quelques minutes plus tard l’oiseau était relâché et avait pris son envole, quelques minutes après lesquels on le regarde décoller l’air tout ébahi. Mais c’est en rentrant sur base, que le choc fut encore plus violent. Après consultation de la base de donnés des albas, il s’est avéré que l’ancienne bague que nous avons retiré avait été posé en 1986, alors que l’oiseau était déjà adulte. C’est-à-dire qu’il avait au minimum 36 ans !!! Mais peut-être 50 ou 60, vu son plumage. Je dois admettre que l’on se sent vraiment petit après avoir croisé un piaf deux fois plus vieux que soit.
Une très belle manip en tout cas, qui restera gravé sûrement pendant longtemps.


Couple d'Albatros d'Ams proche du mont  Fernand

Jerem en pleine obs'

Alba sur nid

Jeune albatros
Le bobsleigh de pierre