17 janvier 2012

13 -14 janvier OP4


J’avais déjà écrit sur les OPs, mais jusqu’à maintenant je les avais vécu comme partant ou comme spectateur, non comme quelqu’un d’impliqué, ce fut la première fois ce week-end. Une OP, c’est des vivres et du matériel qui arrivent pour combler les manques, des personnes qui débarquent, des séparations et des retrouvailles.
On est toujours content de recevoir du ravitaillement, d’avoir des produits frais, des appareils neufs et du courrier. Il est cependant assez désagréable de tripler l’effectif de la base en moins de quelques dizaines de minute. Tout le monde débarque par groupe de 5 personnes de l’hélico. et se disperse dans la base. C’est un peu comme si quelqu’un frappait à votre porte et entrait chez vous sans demander la permission. En contre partie çà permet de voir des nouvelles têtes, de parler d’autre chose que des sujets habituels. A cet OP, il y avait le préfet des TAAF ainsi que sa femme, et le directeur de la réserve naturelle des TAAF, autant dire que l’accueil chaleureux devait être de rigueur. Une seule personne a débarqué pour ensuite rester, Manu, le « spécialiste » de l’appareil mercure que nous devons installer pour la première fois sur l’île. Un plaisir de le revoir.
Comme je l’ai dit, les OP c’est aussi à chaque fois des séparations, et celles-ci étaient d’autaut plus douloureuses que c’était tous nos prédécesseurs qui partaient. Après trois semaines de passation de consigne, et d’une sacré ambiance sur base, ils ont finalement du dire adieux à « leur » l’île après un an. Chacun est reparti à reculons, la larme à l’œil, catapulté sur le bateau en hélico. Un grand vide sur base. Nous nous retrouvons maintenant à une vingtaine, le début de la mission 63. J’espère en tout cas partir dans un an avec les mêmes étoiles dans les yeux qu’ils avaient en prenant cet hélico. Des étoiles qui se reflétaient dans leurs larmes certes, mais des étoiles quand même.
Si à tout hasard certains liraient ces lignes, un grand merci à vous, vous avez été géniaux !

Prochaine OP dans un mois et demi.

Arrivée du Marion devant la base

Le Marion devant la cale, seul point de débarquement de l'île

Les "playmobiles" et le pompier lourd en attente de l'hélico sur la DZ

Quelques "partants"
Dernier au revoir à ceux qui on embarqué, avant que le Marion ne s'échappe vers l'horizon.

07 janvier 2012

Pêche de la langouste



Les côtes d’Amsterdam sont généreusement fournies en langoustes. Un seul bateau est autorisé à la pêcher, l’Austral, qui vient deux fois trois mois dans l’année, avec un cota limité, autant dire qu’ils en restent pas mal pour nous. Pour pécher la langouste, rien de plus simple, il vous faut simplement un casier (structure métallique entouré de grillage, percé d’un trou), et d’un appât, des poissons morts. On fixe les poissons sur un fil de fer (en passant par les yeux, c’est ce qu’il y a de plus tendre), et on fixe çà dans le casier sans que çà ne touche les bords, pour pas qu’ils ne se fassent manger à travers le grillage. On dépose le casier le soir, au alentour de 17h, et il faut le remonter à 5h le lendemain, sans quoi les langoustes se feraient manger par des « sorites » (je ne sais pas si çà s’écrit comme çà), de petites pieuvres. Pour ma première, j’y suis allé avec Anaïs, la souffre 62 et Rico un des deux ouvriers polyvalents de la base. Cà fait la neuvième fois que Rico travaille sur Ams, alors autant vous dire qu’il connaît les bons coins de pêche. La plupart des gens pêchent la langouste à la cale, en dessous de la base, c’est ce qu’il y a de moins loin. Là nous sommes allé bien plus loin, dans un endroit dont je dois taire le nom, mais d’où nous avons sorti une « boule de feu ». Une boule de feu c’est un casier tout rouge, rempli à craquer de langoustes ! 150 crustacés de toutes tailles, en une nuit, une belle performance ici. Ensuite on les sort du casier, on applique une torsion sèche entre la tête et la queue, après un beau « CRAC » significatif on lance la queue dans le sac et la tête à l’eau. On garde les plus belles pièces pour la présentation des plats. Pour ces dernières, l’affaire est plus compliquée. La langouste encore vivante, on plante un couteau dans un côté de la tête, on fait glisser la lame jusque sous les yeux, et enfin jusqu’au côté opposé. Il ne suffit plus qu’à ouvrir et vider le cerveau et tout ce qui va avec. Une opération un peu choquante au début, mais à laquelle on se fait très rapidement à terme.  Il ne reste plus qu’à les déguster sur place ou congeler pour d’autre occasion. Je n’ai malheureusement pas de photos, mais çà le mériterait. Une prochaine fois.

26-29 décembre : Manip Entrecasteaux


 
Entrecasteaux, un nom qui résonne fort dans le petit monde des TAAF. Certains disent que c’est l’endroit le plus joli, je ne saurais dire par manque d’éléments de comparaison, mais c’est beau, franchement beau. L’accès y est limité, alors quand on a un ticket pour y passé trois jours, on hésite pas.
Tout commence à 7h du matin lorsque l’on part de la base. C’est parti pour 4-5 bonnes heures de marche. Il faut monter jusqu’à la Caldéra, l’antre du cratère, contourner le cratère par les crêtes, et là on prend çà dose de vent dans le nez. A ce moment nous venons de prendre 700m de dénivelé. S’en suit le passage sur les caillebotis, structure en bois mis en place pour ne pas endommager les fragiles mousses qui tapissent le sol, pour finalement déboucher au Pignon, point de vue imprenable au-dessus des falaises d’Entrecasteaux, 700m au dessus du niveau de la mer. Tout en bas, au bord de l’eau, on distingue la cabane, tout petit point au milieu de cette immensité. Il ne reste plus qu’à descendre. Après avoir perdu une bonne centaine de mètres à pieds, jusqu’à « la salle à manger », on s’engage sur une main courante, parce que la pente se raidi, puis finalement, en bas de la ravine, dans une via ferrata, nous permettant de perdre les cent derniers mètres. Un peu de grimpette, de verticalité, une sensation que j’ai été heureux de retrouver. Il faut ensuite longer la côte, pour finalement arriver à la cabane. Devant, le grand large, immense et infini, derrière les 700m de falaise. C’est un petit bout du monde, perdu au milieu des colonies d’albatros à bec jaune, au pied de la cathédrale, ce rocher si caractéristique, un petit paradis. La cabane est équipée tout confort, panneau solaire, récupération des eaux de pluies,…rien ne manque.
Itinéraire Entrecasteaux

Après une bonne nuit bien méritée, nous sommes levé à 6h pour la première manip, les prises de sang sur les poussins d’albatros à bec jaunes. Les  « becs jaunes » nichent sur des pentes de sirpes relativement raides. Pour atteindre la colonie, il faut donc commencer par crapahuter.  Une fois arrivée, il faut un petit moment pour réaliser où l’on est : 100m au-dessus de la mer, vue plongeante sur la côte et la cabane, on est entouré de centaines oiseaux, majestueux, de plus de deux mètres d’envergue, qui s’envolent ou atterrissent sans arrêt, un espèce d’aéroport géant, où les avions s’encroiseraient au décollage comme à l’atterrissage, un spectacle dont on ne peut se lasser. Notre travail consistait donc à prendre un certain nombre de poussins dans leur nid, pour les mesurer et réaliser une prise de sang. Ces oiseaux n’ont pas de prédateurs, ils sont ainsi d’un calme absolu et se laisse faire de manière presque honteuse lorsqu’on attrape leur poussin bien au chaud sous leurs plumes. Le poussin lui se défend, menacé constamment par les skuas, c’est ainsi que l’on se retrouve avec une belle solution orange sur les genoux, mélange de petits calamars prè-digérés, que l’oisillon régurgite en plaquant du bec pour impressionner son adversaire. C’est petite boule de duvet blanc sont néanmoins adorables, et se fut un plaisir de les tenir dans le creux de mes mains.
Le lendemain on s’est occupé des gorfous. Le but de la manœuvre, leur coller un équipement, nommé vulgairement GLS, sur le dos, permettant ainsi de connaître leur déplacement en mer. Le gorfou est une proie en mer, notamment pour les orques, il est donc vif et méfiant. Bien que se déplaçant en sautant à pied joint à terre (ce qui est vraiment amusant à observer, surtout quant il se loupe en passant par-dessus un obstacle), il niche paradoxalement très hauts dans les sirpes. En attraper un est déjà un sport en soit. Petit, il se faufile parfaitement sous la végétation, ou il disparaît. Il a donc fallu user de techniques de rabattage « évoluées » pour les coincer. Une fois attrapée, un autre sport débute, le maintenir en place le temps de la pose et des mesures, sans se faire attraper par le bec, pas facile avec ce concentré de muscles sur patte !
Les soirées se passent autour d'un bon repas, d'un petit air de guitare et finalement d'un petit digestif, avec pour fond sonore le chahut des otaries, et la complète monotone de la mer. 
Au bout de trois jour il a fallu rentré, quitter ce lieu magique, auquel on s’attache plus rapidement qu’on ne le voudrait. Un grand merci à Jerem, Ben et JB pour m’avoir fait découvrir ce petit paradis, j’espère pouvoir y retourner rapidement. Je vous laisse admirer.


La cabane et la cathédrale vue de la colonie
Bec jaune sur son nid

Albatros fuligineux curieux, en vol stationnaire
Le "point de vue", toilettes les plus classe de la planète, animations 3D garantis




Au pied de la cathédrale

La côte d'Entrecasteaux, vue de la colonie de becs jaunes
Groupe de gorfous
Albatros à bec jaune et son petit
Cabane d'Entrecasteaux

01 janvier 2012

25 décembre : Manip Skua

Nous avons fêté noël comme il se doit, avec la veillée, les cadeaux, et le bon repas qui va avec. C’était un noël pas comme les autres, mais un noël quand même. Cela dit, je repartais sur le terrain le lendemain, à 7h, pour la manip Skua, aux Tourbières. Pour commencer, les Tourbières sont un endroit protégé de l’île, dont l’accès est limité au seul manip scientifique, pour deux raisons : l’écosystème (principalement constitué de mousses) y est très fragile, voilà pourquoi on a dû se déplacer en raquette, et deuxièmement c’est que niche les skuas, mais surtout les albatros d’Amsterdam, oiseaux endémique de l’île et que l’on ne trouve qu’ici. Il y a une quarantaine de couple nicheurs, les seuls au monde, c’est donc une espèce qui peut facilement disparaître si l’on n’y fait pas attention. Ceci étant dit, nous nous montions là-haut (oui c’est sur le plateau sommitale de l’île) pour réaliser des prélèvement sur les skuas. Les skuas sont des oiseaux prédateurs et charognards. Ils se nourrissent des poussins ou œufs d’autres oiseaux, c’est le « chasseur » de l’île. Le but de la manip était d’attraper quelques poussins et adultes pour leur faire des prises de sang, des prélèvements de plumes, et de salive, et autres mesures morphologiques. C’est tout un sport de les attraper, de se débattre pour les maintenir en place et ne pas qu’ils bougent pendant la prise de sang. C’est surprenant la puissance qu’un oiseau peut avoir dans le bec, un bon pincement au doigt ou ailleurs, vous remet d’attaque illico. Une fois le calme revenu, que tout le monde et apaisé, que les prélèvements peuvent commencer, on se laisse vraiment attendrir par cette petite boule de plume, au cœur battant la chamade, …enfin jusqu’à au moment ou il en ait marre, et qu’il vous pince un bout de peau au hasard ! Ce fut finalement magique d’approcher de si prêt l’intimité de ces oiseaux, et d’appendre et comprendre un peu mieux leur comportement. On vit le moment à fond, sans réfléchir, mais c’est seulement lorsque l’on reprend la route pour la base, que l’on réalise que nulle part ailleurs il n’est possible de faire.

Au début de la Tourbière

Manipulation d'un Skua
Envol de skuas

Poussin

Les skuas sont curieux, ils aiment bien venir voir ce qu'il se passe

24 décembre : Manip Perle

4ème jour sur base, et me voilà déjà en vadrouille !
Ce que l’on appelle « manip », se sont en somme toutes les sortis du périmètre de sécurité. Les « ornitho » (ornithologue et biologiste), on généralement besoin de bras pour manipuler les animaux (albatros, gorfous, mais aussi otaries), ou d’yeux pour inspecter des colonies, on sort donc à tour de rôle (et surtout en fonction de nos disponibilités) pour accompagné l’ornitho. Voici un exemple de manip. Ensuite il y a les manips dites « loisirs », c’est-à-dire que pendant notre temps libre on peut sortir de la base (toujours par groupe de trois minimum par mesure de sécurité) pour se balader, bivouaquer,…
Ma première manip, ce 24 décembre donc, a consisté à accompagner Pascal, un ornitho travaillant pour la Réserve Naturelle des TAAF (ResNat dans le jargon), pour un travail de repérage et de comptage des nids d’albatros fuligineux tout au long de la falaise Perle, la grande falaise de l’ouest de l’île. Ce fut pour moi la grande découverte de l’île, de sa végétation, et de ses reliefs. Nous avons marché 8h, le temps de faire l’aller et le retour. A cet endroit « délaissé » de l’île, il n’y a pas de chemin, il faut donc se débattre entre les roches volcaniques et les sirpes, de grandes plantes formant des touffes relativement volumineuses. Un vrai régal (et pas mal de courbatures après 3 semaines d’inactivités sur le bateau !)

Falaise Perle (au loin l'Austral seul bateau de pêche ayant le droit de pécher dans ces eaux)

23 décembre : L’intégration sur base.

Cette journée post-OP nous a permis, à Erwan et moi, de passer du temps avec nos prédécesseurs (prédécesseuses), Anaïs et Aurélie. On a bien pu faire le tour de la base et des différents  appareils qui deviendront les notre de jours en jours. Sur ce boulot, nous avons un gros avantage Erwan et moi, c’est que nous sommes deux pour faire le boulot, caractéristiques unique, ainsi un des deux peut s’absenter, se balader, ou même tomber malade, pendant que l’autre gère le travaille de la journée. Cela nous permet de partir plus souvent en « manip », avantage que nous n’avons pas traîné à exploiter !

L'OP

Avant toute chose, merci à tous pour mon anniversaire, pour vos messages et votre soutien. Nous voici en 2012 maintenant, alors BONNE ANNEE à tous. J’ai une grande pensée pour tout le monde, alors que l’on vient de faire le grand saut vers 2012, 4h avant vous.

10 jours que nous sommes arrivés, et déjà tellement de chose à raconter !!

Il va falloir que je me mette à l’œuvre pour mettre à jour tout çà. Commençons par le commencement, l’arrivée, l’OP (Opération Portuaire pour ceux qui n’auraient pas suivi).

19-22 Décembre : l’OP

Cela fait donc maintenant 10 jours que nous sommes arrivés enfin à destination : l’île d’Amsterdam !!! Après un court passage devant l’île Saint Paul et son magnifique cratère, le Marion a mouillé au large de la base Martin de Viviès au alentour de 16h. Ce fut un grand moment d’émotion de voir ces petites maisonettes, collé les unes aux autres aux pieds de cet imposant volcan. Ce qui choque, la taille de l’île, on en voit presque les deux bouts depuis le bateau. Accoudé au bastingage, une multitude de pensée traverse votre esprit à ce moment : « c’est donc là que je vais habiter ! »,  « C’est jolie, mais c’est quand même pas grand », «est-ce que je vais m’entendre avec les gens que je vois dans mes jumelles ? » et même « je vais faire çà, est-ce que j’en ai vraiment envie en fait ? ». Mais toutes ces rêveries s’envolent bien vite quand la porte de l’hélico coulisse, que vous embarquez, et que vous vous faites « catapulter » directement à terre. Pour rigoler un peu, nous avons tous débarqué en tongs, short de bain et crème solaire, genre arrivée au Club-Med. Cela a fait son petit effet. Mais au fond on en menait pas très large avec nos grands sourires, on se retrouvait au milieu de personnes qu’on ne connaissait absolument pas, au milieu de nulle part, dans un chez nous qui n’était pas encore le notre…Mais après un bon apéro, nous commencions déjà à être un peu chez nous J
La base est la plus « belle » des TAAF. Déjà parce qu’elle a des arbres, pas endémiques malheureusement, mais des beaux cyprès, quelques fleurs et du gazon. Quelques détails que les anciens hivernants de Kerguelen et Corzet ont plutôt bien apprécié en débarquant. Les bâtiments sont organisés comme dans un petit village : la place principales avec les pompier et le bureau du « maire » (le chef de district d’Amsterdam, ou « DisAms » dans le jargon). Seule la chapelle n’est pas là, totalement excentrée de la base, c’est un vrai lieu de recueillement. Puis viennent se greffer autour les autres bâtiments : les logements (« l’Albatros », « Sterne », …), le BCR (local de la Radio et de la gérance postale), le « Skua «  (bâtiment de vie commune avec la salle à manger, le bar, le baby-foot, le billard, ….), Géophy (les bureaux des VAT), et pleins d’autres. Il faudra que je vous fasses un petit plan détaillé de la base un de ces jours.
Suite aux présentations et aux festivités, s’en est suivi les deux jours d’OP permettant le ravitaillement de la base en nourriture, carburant, et autres matériels scientifiques. J’ai été mis à la tâche dès le premier jour à 7h, j’étais « playmobile ». C’était à dire que déguisé tout en rouge avec mon casque, et ressemblant effectivement à un playmobile, je devais accueillir l’hélico sur la DZ, soit pour faire descendre ou monter des personnes, soit pour décrocher ou raccrocher des charges sous l’élingue. Un travail excellent…enfin les 10 premières minutes. Etant d’astreinte toute la matinée, et bien il faut attendre dans notre déguisement que l’hélico arrive. Quand soudain la radio s’agite, elle annonce l’arrivée de passagers, on court à la DZ, on attend près à entrer en action,…., re-la radio, 5 minutes plus tard, elle annonce que finalement l’hélico est reporté, alors on attend. En tout cas, même si çà m’a paru long, çà a eu le mérite de me donner l’impression de faire quelques choses d’utile pour la première fois depuis 3 semaines.
Après tout le côté logistique, est venu la fin des deux jours, et l’inévitable départ de quelques anciens…pour la énième fois nous avons été témoin des embrassades générales, des têtes baissés et regards livides, des larmes. Comble du sort j’étais pour la deuxième fois playmobile, je tendais donc leur gilet de sauvetage aux embarquants, et refermais la porte de l’hélico sur ces trois anciens qui auraient tout donné pour rester, un rôle pas très agréable. Je ne vous fais pas un dessin pour vous décrire l’ambiance sur la base à ce moment, chacun étant plus ou moins affecté par cette nouvelle « rupture ». L’ensemble de la base c’est donc retrouvé au bord de la DZ, affalé sur la pelouse, face à la mer. Quelques blagues et souvenirs volaient entre deux larmes, des rires jaunes accrochés aux lèvres, le Marion passant à nos pieds. La sirène de la caserne c’est mise à hurler, la corne de brume du Marion a répondu dans la foulée, l’ultime au revoir avant de voir disparaître au large notre seul lien avec le reste du monde.


Conditionnement du poisson frqis en quittant Saint Paul


Amsterdam, base en vue !!!


Toute l'équipe de VAT sur la DZ du Marion, en tenu pour un an de club Med !


Arrivée sur base